Trucs et astuces, ressources et conseils pour partager avec ses proches une histoire commune.

28 févr. 2014

Noms de famille : Orthographe & Cousinages

Pour reconstituer l'origine de son patronyme*, il faut connaître les variantes orthographiques qu'il a subit dans le temps et en analyser les circonstances pour ensuite émettre une hypothèse, qui peut être conforté par un dictionnaire étymologique. Cela apprend également qu'au cours de recherches généalogiques, il faut privilégier la valeur phonétique du nom avant tout et ne pas se cantonner à une orthographe stricte lorsqu'on est à la recherche d'informations.

Beaucoup de noms de famille ont de multiples orthographes, qui en font des variantes très semblables et qui peuvent évoquer un lien, même lointain de parenté : Baillet et Bailliet sont-ils cousins ? Dupond et Dupont ont-ils la même origine ? Voici des pistes pour explorer les méandres des origines de votre nom de famille.

L'origine du nom de famille

Imaginez : "C'est Jean... Jean, qui ? Le vieux ? Le jeune ? Le second fils du boucher ? ou celui qui habite la clairière ?"
Le fait de porter un nom de famille serait apparut en raison de la croissance démographique et du besoin grandissant de différencier les membres des familles au quotidien. Cet usage n'est pas très ancien et remonterait, selon les historiens, au XIIe siècle.

La vie à cette époque était centrée autour du village, où pendant longtemps l'usage d'un prénom avait suffit. Lorsque, dans la culture orale, l'ajout d'un "nom de famille" s'est imposé, c'est naturellement le qualificatif habituel des conversations qui s'est fixé, avant de se transmettre aux générations suivantes.
Pour ces raisons, beaucoup de noms de famille ont été attribués sur la base d'une caractéristique différenciante des individus par rapport aux autres. Le physique, l'âge, le caractère, ... le métier aussi ou encore le lieu d'origine ou d'habitation ont été à la base de nombreux patronymes existants encore aujourd'hui. Ajoutez-y de nombreux autres évocations et la langue locale de l'époque et vous obtenez l'immense diversité expliquant qu'aucun dictionnaires d'étymologie ne pourra jamais être complet.

Dans la culture écrite, l'utilisation des noms de famille a commencé à être systématisée en 1539 par François 1er et son ordonnance de Villers-Cotterêts, qui a imposé aux curés de tenir un registre des baptêmes célébrés dans leurs paroisses.

L'usage de l'écriture bien longtemps réservé au clergé et à la noblesse ne subissait aucune règle quant à l'orthographe ou la langue utilisée. Au gré de la fantaisie du curé, le registre pouvait s'écrire en vieux français, en latin, voire même en langue locale. Johann pouvait donc se substituer à Jean; Petrus à Pierre; et tout cela en phonétique.

C'est lorsque l'état-civil est devenu obligatoire pour tous les citoyens après la Révolution, que les noms de famille devaient voir leur orthographe se figer. Pourtant on considère qu'il aura fallu presqu'un siècle pour que l'on voit cette règle réellement systématique.


Au détour de recherches dans des registres anciens, j'ai pu constater des cas qui démontrent que la fixation de l'orthographe d'un nom n'est que le fruit d'une succession de hasards divers et qu'il est difficile de juger à priori de l'origine d'un nom.

  • Deux frères nés quelques années avant la révolution, ont vu leur nom s'écrire respectivement "Binet" et "Biner" dans les registres du curé. Lors de leurs mariages quelques années plus tard, ils sont tombés face à des officiers de l'état civil rigoureux qui ont repris tel quel l'orthographe mentionnés dans les actes de baptêmes. Leurs enfants ayant hérité de cette variante orthographique, cette différence d'orthographe a traversé les siècles jusqu'à nous, avec pourtant une origine identique avérée.
  • Le cas d'une femme née vers 1850, pourtant bien après la mise en place de l'état civil, qui a vu écrire son nom avec une orthographe différente à chaque fois qu'elle figurait sur un acte d'état civil. 
  • Ou encore, le cas d'un homme né avant la révolution près de Perpignan, puis ayant émigré à Valenciennes ou son nom en -ELL est devenu EILL, dans le probable but de conserver la prononciation en  "eille" de l'orthographe catalan. Beaucoup de cas de nom de famille connu aujourd'hui, sont issus d'une déformation nécessaire lors de l'arrivée dans un nouveau lieu, et notamment pour les migrants d'Afrique du Nord qui ont souvent vu leur patronyme francisé à l'arrivée en France.
Mais attention la ressemblance orthographique ne fait pas tout ! Je l'ai expérimenté moi-même avec la branche patronymique issue du Finistère et tenté pendant longtemps de faire un lien avec les porteurs du nom "Guidou" bien plus nombreux dans l'Yonne, et il s'est avéré que malgré l'orthographe identique, leurs origines sont bien différentes.

Et vous, quelle est l'histoire de votre nom de famille ?



* Sachez que lorsque l'enfant nait de père inconnu, il porte un "matronyme". L'utilisation du "patronyme" comme strict synonyme de "nom de famille" est donc un abus de langage.

25 févr. 2014

Portrait n°1 René, le meunier

14:23 auteur Gwen Guidou 1 commentaire
Je vous propose une série de lettres-portraits consacrés aux histoires inattendues, originales ou plus sombres que l'on trouve dans les arbres généalogiques : voici René, il a vécu au 19e siècle.

Lorsque je l'ai découvert dans les actes, j'ai cru à l'histoire banale d'un meunier modeste : Histoire semblable à celle de mille autres meuniers, travaillant autrefois pour le seigneur, puis pour des propriétaires. Son père sans fortune, n'avait pu racheter à la Révolution le moulin qu'il exploitait depuis si longtemps. Le moulin était leur demeure. D'autres y fabriquaient de l'huile, mais eux y transformaient les récoltes de céréales en farine pour tous les habitants alentours, qui venaient, accompagnés d'un âne ou d'une charrette à boeufs, chargés de lourds sacs.

Mais l'intrigue a commencé à partir d'une phrase trouvée dans l'acte de mariage de son fils indiquant qu'il était détenu en maison de force et de correction. De fil en aiguille, j'ai reconstitué ce parcours qui, trop lointain, n'avait laissé aucune trace dans la mémoire familiale.

Moulin de Keriolet, Beuzec-Cap-Sizun (c) http://fr.topic-topos.com



Pauvre René, qu'as-tu donc fait ?

"J'ai retrouvé ta trace dans les archives de Pouldergat. Tu es né en 1786 au moulin de Lannogat, où ton père était meunier. Ta femme, Jeanne était elle aussi fille de meunier et avait grandi dans un moulin voisin, dit du Roz. Vous vous êtes mariés très jeunes puisqu'en 1807 tu avais 21 et elle 15 ans. Votre histoire était semblable à celle de beaucoup d'enfants de votre âge, votre mariage probablement un peu arrangé. Tu as fondé ton foyer et eu très vite des enfants, tout en travaillant dans plusieurs moulins. Les actes de naissance de tes enfants te situent à Landudec au moulin Poas en 1809, à Pont-Croix au moulin Trémaria en 1812, puis à Beuzec-Cap-Sizun au moulin Trévien, où vous vous êtes installés plus durablement. 

En février 1821, ton épouse, Jeanne, meurt en couches. Tu as 35 ans, et avec des enfants en bas âge, le quotidien devient compliqué. A ton époque, il faut une femme pour s'occuper des enfants et de la maison, et octobre tu te remaries avec Marie-Jeanne, mère de quatre enfants. Elle est cultivatrice et à 42 ans, est veuve depuis six ans. Votre mariage est célébré à Guengat. 

Cinq ans plus tard, en 1826, le sort frappe encore à ta porte et te voici à nouveau en deuil. 
Je perds ensuite ta trace. Tu as renoncé, semble-t-il, à trouver une autre épouse. 
Ton fils René a commencé son apprentissage dans un moulin, pour perpétuer le métier transmis par ton père, mais toi tu n'es plus que simple journalier. Qu'est devenu le moulin ?

Je te retrouve en 1840, lorsque ton fils René se marie. L'officier d'état civil mentionne pudiquement sur l'acte que tu es détenu à la maison de force et de correction du Mont Saint-Michel. 
Ta peine n'est pas très longue et te permet d'être libéré rapidement. De retour dans la région, tu constates que tes enfants ne veulent plus te voir, ils ne te pardonnent pas tes agissements. 

Tu as vagabondé et mendié de villages en villages. Tu as vraisemblablement subsisté grâce à la générosité des habitants. J'ai imaginé que tu vivais comme le décrit pour lui même à peu près à la même époque, Jean-Marie Deguignet, dans Mémoires d'un paysan bas-breton. 
Mais qu'allais-tu devenir, alors que tu avais tout perdu ?

Tu n'as visiblement pas refait surface, puisqu'en 1843, tu es à nouveau accusé par la cour royale de Quimper. Ton procès a lieu en assises en avril : tu es alors un homme de 66 ans, barbu et grisonnant, accusé d’avoir commis dans la nuit du 14 décembre 1842, un vol d’argent et d’objets mobiliers dans une maison habitée. Tes deux complices, Jacques, mendiant de 46 ans, récidiviste et Corentin, dit ‘Le Loup’, cultivateur de 28 ans, comparaissent avec toi. 

Jacques est condamné à 10 ans de travaux forcés, 'Le Loup' (à qui les jurés ont accordé des circonstances atténuantes) à 3 ans d’emprisonnement et toi, jugé comme meneur de bande, à 10 ans de réclusion à la maison d'arrêt de Rennes et une heure d’exposition publique, . 

Le piloris et le carcan sont abolis depuis 10 ans, mais lors d’une condamnation aux travaux forcés ou à la réclusion criminelle, on expose toujours les condamnés sur la place publique. Te voilà sur la place de Quimper, entouré de gendarmes et affublé d’un écriteau au-dessus de la tête, qui mentionne ton nom, ta profession, ton domicile, ta peine et la cause de ta condamnation.

À quelques années près, tu aurais évité cette heure d'humiliation, car cette pratique fut définitivement abolie en 1848 par la Seconde République en même temps que l'esclavage, au nom des droits de l’homme - laissant ainsi une chance aux condamnés de pouvoir se réinsérer une fois leur peine purgée. Mais cela aurait-il changé quelque chose ? car sorti en 1853, tu as fini ta vie errant ça et là avant d'être retrouvé mort de froid un matin de mars 1855, dans la région d'Angers. Tu avais probablement renoncé à la Bretagne, comme à tant d'autres choses avant.

Pauvre René, qu'as-tu donc fait !"


20 févr. 2014

SOS Photos de famille disparues !

15:00 auteur Gwen Guidou , 1 commentaire

Au fil de mes rencontres, j'entends souvent "Je voudrais bien, mais... nos photos de famille ont disparu".

Il y a bien des raisons menant à la disparition des photos familiales : l'éloignement géographique, les successions ou les divorces qui éparpillent mobilier et souvenirs ou bien encore les fâcheries, les accidents - incendies, inondations, etc. - ayant raison définitivement des papiers de famille...

C'est parce que j'ai du moi-même faire face à cette pénurie de souvenirs, que j'incite chacun à ne pas abandonner l'espoir de retrouver des photos anciennes. Si l'on souhaite vraiment redécouvrir les visages de ses ancêtres, il y a bien des pistes à explorer !
Vous l'aurez compris, l'idée de ce billet est qu'il n'y a pas de fatalité et qu'il ne faut pas s'avouer vaincu après avoir constaté que le grenier de ses parents était vide...

Photos de famille (c) Brins d'Histoires
(c) Brins d'Histoires

Des pistes pour retrouver des photos de famille...

Commencez par la famille... élargie

Vous n'avez pas ou peu d'archives familiales, vos parents non plus... mais avez-vous sollicité le reste de la famille ? vos oncles et tantes, vos cousins, mais aussi les degrés plus éloignés.
C'est peut-être l'occasion de mettre la main sur des photos de mariage, où vos ancêtres figuraient parmi les invités.
Sollicitez également les familles des parrains ou marraines de vos ancêtres. Explorer la piste de ces lien extra-familiaux pourrait être source de découvertes. 

Pour n'oublier personne et suivre votre avancement, c'est le moment d'établir (si ce n'est déjà fait) un arbre de descendance, puis de prendre contact avec chacun en posant la fameuse question "possèdes-tu des photos susceptibles de faire apparaître mes ancêtres" ?
Proposez si possible de vous déplacer pour faire le tri vous-même. Demandez si vous pouvez emprunter les photos pour les numériser, ou à défaut proposez de les copier sur place. Mais ne tardez jamais à les restituer, car pour vous, comme pour eux, ces photos sont des souvenirs irremplaçables !

Continuez par la toile 

Vous aurez parfois des difficultés à contacter certains membres de famille avec qui vous avez perdu tout contact. Ne désespérez pas, Internet pourrait être une aubaine pour finalement les retrouver.

Explorez d'abord les sites de généalogie, parmi les plus connus Geneanet, Genealogie.com, Planete généalogieAncestry ou Myheritage. Vous le savez sans doute, les chercheurs amateurs sont nombreux à partager le fruit de leurs recherches généalogiques. Vous y avez peut-être déjà trouvé des cousinages. Mais y êtes vous retournés récemment, ces sites permettent désormais d'indexer documents et photos. En tapant le nom d'un ancêtre, vous pourriez donc tomber directement sur un visage familier !

Regardez ensuite du côté des annuaires d'anciens comme Copains d'avantPhoto de classe ou Trombi.com qui référencent les photos de classe, récentes majoritairement, mais parfois aussi très anciennes. Il suffit de choisir le lieu, l'établissement et l'année pour vérifier si quelqu'un n'a pas déposé là une photo faisant figurer quelqu'un de votre famille.

Prospectez aussi parmi les banques de cartes postales anciennes comme DelcampeCartes postales anciennes ou Notre famille. La plupart des villes et villages ont été photographiés au début du 20e siècle pour en faire des cartes postales. On y voit souvent les habitants dans les rues et parfois sur leur pas de porte.

Persistez du côté des archives collectives

Les archives de l'état contiennent également les photos de nos ancêtres. Cependant, sachez que pour trouver votre graal, il faudra s'armer de patience car sauf si vous savez que votre parent a fait l'objet d'une demande de visa, d'une surveillance par les renseignements ou d'une arrestation, il s'agit là de chercher une aiguille dans une botte de foin ! 
Un article de 2011 publié par le Nouvel Observateur à l'occasion de l'exposition "Tous fichés" des Archives Nationales recense de nombreux exemples de ces archives souvent négligées par les généalogistes.

Tentez également votre chance auprès des nombreuses associations de généalogie. Elles permettent la plupart du temps de diffuser via leur forum ou leur lettre ou magazine d'information à leurs adhérents des questions ou des demandes d'information.  

Enfin selon le parcours scolaire, professionnel ou militaire de vos ancêtres, vous pourriez aussi être surpris par les trésors détenus par les services du personnel de l'état, les entreprises et certaines écoles, ... à condition que ceux-ci ait l'ancienneté et la notoriété suffisante pour avoir conservé leurs archives et les mettre à disposition du public. 

15 févr. 2014

5 idées de plans pour écrire son histoire

17:43 auteur Gwen Guidou 1 commentaire
Vous savez pourquoi et pour qui vous souhaiteriez écrire l'histoire de votre famille, mais vous hésitez encore par peur de ne pas vraiment savoir comment faire... Ce billet devrait vous aider à trouver l'inspiration en vous présentant plusieurs types de plans.

Plan de son livre

Le plan "chronologique"

Ce type de plan permet de respecter l'ordre chronologique des événements passés.

Avantages : Pour structurer son travail d'écriture, il suffit d'organiser les faits relatés selon la date à laquelle ils se sont produits. Le préalable étant un tri précis des informations en amont.

Inconvénients : Le risque est de se perdre dans le récit et de ne pas bien comprendre les relations entre les individus mentionnés s'ils sont trop nombreux.

Le plan "générationnel"

Ce plan n'a de sens que pour ceux dont l'écriture serait l'aboutissement d'années de recherches, car il fait référence aux générations de l'arbre généalogique : n°1 la votre, n°2 celle de vos parents, n°3 celle de vos grands-parents, et ainsi de suite.. En multipliant par 2 le nombre d'individus à chaque génération, vous pouvez arriver très vite à un très grand nombre d'ancêtres.
Pour le généalogiste, compter en génération est une seconde nature, c'est pourquoi ce type de plan pourrait être une facilité, comme une suite logique à la construction de votre arbre généalogique : que celui à dit l'on a pas demandé "et donc, jusqu'à combien de génération es-tu remonté", me jette la première pierre !

Avantages : Il respecte la logique de l'arbre généalogique, structure les chapitres selon les générations et a pour avantage de structurer de fait le travail d'écriture, il suffit de reprendre les fiches de chaque ancêtres et de rédiger le contexte.

Inconvénients : Sa structure en paliers peut provoquer des redondances ou perdre le lecteur lorsque pour suivre la logique entre un père et un fils, il faut faire un bond d'un chapitre à l'autre. De plus, la notion de générations peut perturber le lecteur néophyte en généalogie et qui pourrait avoir du mal à se repérer.

Le plan "thématique" 

Ce plan est destiné aux audacieux ou plutôt à ceux qui ont un esprit de synthèse aiguisé. À partir de plusieurs thèmes majeurs caractérisant votre histoire familiale, il s'agit de synthétiser ce que vous savez de vos ancêtres à ce sujet. Ce passe dépasse l'arbre généalogique et fait la part belle aux analyses et statistiques de toutes sortes.

Avantages : Ce plan est la promesse d'aller au delà d'une généalogie descriptive, l'intérêt d'une telle structure réside dans la richesse du point de vue et des éléments rapportés.

Inconvénients : Il engendre pour l'auteur la nécessité d'un véritable esprit de synthèse et comme le plan chronologique, le risque de se perdre dans les relations entre les individus mentionnés.

Le plan "géographique"

Lorsque l'histoire familiale est marquée par des origines géographiques plurielles ou des migrations ayant conduit à l'émigration d'une génération dans un nouveau lieu, le plan géographique peut être une très bonne alternative. En structurant les chapitres selon les lieux rencontrés dans votre histoire familiale, vous permettrez à votre lecteur de comprendre la diversité de vos origines.

Avantages : Il permet de mettre en valeur la diversité culturelle de votre histoire et pourquoi de susciter des envies de "vacances généalogiques" pour redécouvrir les terres de vos ancêtres.

Inconvénients : Comme pour le plan chronologique, et selon les proportions de vos différentes origines, le risque est de se perdre dans les relations entre les individus.

Le plan "patronymique"

L'autre réflexe du généalogiste est de savoir d'où vient son nom de famille : en connaître l'origine, la signification et au détour des actes découvrir les modifications d'orthographe sont des motivations pour le chercheur amateur. De plus, on raisonne souvent en "famille" ou en "branche", paternelle ou maternelle d'abord, puis éventuellement plus finement, car votre père, votre mère ou vos grand-parents ne sont souvent concernés par une partie de vos recherches.

Avantages : Ce plan permet de donner à chaque lecteur un repère clair lui permettant de retrouver rapidement le (ou les) chapitre(s) qui l'intéresse et garder la cohérence des héritages de chaque lignée.

Inconvénients : Si les lignées ont des histoires similaires, le risque est de devoir choisir entre redondances ou renvois entre les chapitres.


8 févr. 2014

Pourquoi écrire, le point de départ...

17:34 auteur Gwen Guidou Pas de commentaire
L'arbre généalogique de ma famille contient 5420 noms : il y a nos ancêtres bien sûr, mais aussi leurs frères et soeurs, leurs parrains et marraines, les témoins de mariage et bien d'autres encore. Pour certains d'entre eux, j'ai retrouvé des photos, pour d'autres des documents qui en disent un peu plus sur où et comment ils ont vécu, il y a 50, 100 ou plus de 200 ans. J'ai accumulé des centaines (voire des milliers) d'informations, de sources et d'anecdotes, depuis bientôt 15 ans que le virus généalogique m'a piquée.

Arbre généalogiqueBien sûr, j'ai fait imprimer un arbre gigantesque pour montrer à mes proches tout ce qui avait pu être reconstitué sur l'histoire familiale, mais à chaque fois, on se disait qu'il faudrait prendre le temps de détailler tout cela. Pour eux qui découvraient ces noms, ces dates et ces histoires, c'était trop d'informations d'un coup, qu'ils avaient du mal à retenir.

C'est comme cela que l'idée m'est venue : l'écriture était le meilleur moyen de leur transmettre cette mine d'informations qu'était devenue ma généalogie. Mais par où commencer ? De billets en billet, je vais tenter de vous livrer le cheminement qui a été le mien dans l'écriture de mon livre de famille, accompagné de points clés pour tenter de vous éviter bien des déconvenues, car, sachez-le, il s'agit d'une véritable aventure personnelle à laquelle il faut être un minimum préparé.

Savoir pourquoi et pour qui écrire

Le commencement est donc de savoir pourquoi vous souhaitez écrire, mais aussi pour qui. L'angle de vue et le contenu de votre texte va découler de votre réponse à ces questions : s'agit-il de retracer votre parcours de recherche ? s'agit-il de raconter comment d'indices en preuves, vous avez avancé dans la collecte d'informations et reconstitué une histoire familiale oubliée ? souhaitez-vous au contraire focaliser votre histoire familiale dans une époque particulière, centrée autour d'une personne ou un couple marquant ? ou bien encore, de manière plus ambitieuse écrire la saga familiale sur plusieurs siècles en retraçant vos origines sur plusieurs siècles ?

Une fois le "pourquoi" déterminé, la question du "pour qui" vous permettra de définir votre style d'écriture et la forme finale de votre récit. Un texte biographique sera agréable à lire pour les adultes, tel un roman, dans lequel les plus curieux apprécieront les repères historiques et le fourmillement de détail. En revanche si vous souhaitez intéresser un plus jeune public, envisagez une forme plus ludique avec un texte entrecoupé d'illustrations diverses qui aideront à les captiver de pages en pages. N'oubliez pas qu'ils n'ont que peu, voir pas du tout, connu le 20e siècle et que pour eux, imaginer les années 70-80, c'est déjà un voyage dans le temps !

Si ces quelques conseils peuvent paraître évidents, il convient de ne pas les négliger car il vous aideront à définir les contours de votre travail d'écriture, afin de ne pas vous perdre une fois lancé : il y a vite fait de partir dans tous les sens ou de se décourager !

Ceci étant dit, cette première réflexion est insuffisante, car ce qui bloque beaucoup d'entre nous sur le fait de se lancer, c'est avant tout de savoir comment structurer son récit. De la crainte de ne pas savoir faire ou des souvenirs angoissés de vos dissertations d'étudiant, il y a mille raison de penser que l'on ne saura pas faire... et pourtant, mon crédo est que n'importe qui, avec de la volonté, est capable d'écrire son histoire...

4 févr. 2014

20 façons de partager son histoire

22:00 auteur Gwen Guidou Pas de commentaire

L'histoire : la votre, mais laquelle ?

Si vous souhaitez raconter vos souvenirs, transmettre un patrimoine ou tout simplement partager votre histoire, vous avez aujourd'hui mille et une façons de le faire : livres personnalisés, enregistrement sonore, vidéo, tenue d'un blog ou diffusion d'une gazette régulière pour suivre vos découvertes... À faire soi-même, ou en faisant appel à un professionnel qui vous accompagnera dans cette aventure vous n'aurez de succès auprès de vos proches que si votre histoire les intéresse !



Aujourd'hui, je vous propose 20 idées pour imaginer la manière de raconter et de partager son histoire personnelle ou familiale.
  1. Un moment marquant
  2. Une période de vie
  3. Ses souvenirs d'enfant
  4. Sa propre vie
  5. La vie de ses parents ou grands-parents
  6. La vie d'un destin familial particulier
  7. La biographie d'une famille
  8. La descendance d'un couple
  9. L'histoire d'une maison familiale
  10. L'histoire d'un lieu
  11. L'arbre généalogique d'une famille
  12. Les mariages dans la famille
  13. Les photos de famille 
  14. La psychogénéalogie 
  15. Une correspondance familiale 
  16. Un métier de père en fils
  17. Une entreprise familiale 
  18. Les migrations et les origines d'une famille
  19. L'histoire d'une famille à travers une guerre ou une période historique
  20. Le recueil de tous ces thèmes et plus encore !

1 févr. 2014

Écrire son histoire

13:23 auteur Gwen Guidou Pas de commentaire
Voici une infographie réalisée pour le site de Brins d'Histoires, récapitulant les étapes permettant d'écrire son histoire personnelle ou familiale.

Schéma récapitulatif des étapes de l'écriture de son histoire personnelle ou familiale

De l'idée qui germe au lancement de votre projet, il y a plusieurs étapes qui permettront de mener au bout cette aventure qu'est l'écriture.